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	<title>Le blog d&#039; universcience.tv , films, vidéos, streaming, VOD dans le domaine des sciences et des techniques &#187; intéractivité</title>
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	<description>Blog de la webtv scientifique hebdomadaire universcience.tv et de la plate-forme universcience-vod.fr</description>
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		<title>Future TV</title>
		<link>http://www.universcience.tv/blog/2009/12/31/article-1/</link>
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		<pubDate>Thu, 31 Dec 2009 10:10:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frederic CORGNAC</dc:creator>
				<category><![CDATA[Technologie]]></category>
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		<description><![CDATA[Les 9 et 10 novembre derniers, se sont tenues à l’espace Pierre Cardin (Paris), les conférences Future TV, http://www.futuretv2009.org/. Cet événement, organisé entre autres, par Cap Digital et Images &#38; réseaux, deux pôles de compétitivité français  centrés sur les contenus numériques proposait une série d’interventions et de débats sur le thème du futur de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="line-height: 20px;text-align: justify;">Les 9 et 10 novembre derniers, se sont tenues à l’espace Pierre Cardin (Paris), les conférences Future TV, <span style="line-height: 140%; font-size: 13px; text-decoration: underline;"><a href="http://www.futuretv2009.org/La-television-du-futur-Le-futur-de " target="_blank">http://www.futuretv2009.org/</a></span>. Cet événement, organisé entre autres, par Cap Digital et Images &amp; réseaux, deux pôles de compétitivité français  centrés sur les contenus numériques proposait une série d’interventions et de débats sur le thème du futur de la télévision. <br />
 A moins de deux mois du lancement de universcience.tv, alors que nous étions en pleine réflexion sur la nature de cette webTV à la croisée des chemins du web, de la télévision et du news magazine, nous nous sommes rendus à Future TV pour y tendre une oreille attentive. <br />
 Voici un compte rendu, partiel (car nous n’avons pas tout vu) et partial (car tout n’était pas passionnant) des conférences auxquelles nous avons assisté.</span></p>
<p style="line-height: 20px;text-align: justify;">Deux remarques préalables, importantes à nos yeux, pour nous qui lançons une webTV au contenu fortement éditorialisé, un peu à contre-courant des plateformes contributives.<br />
 •    Le terme de webTV était absent du vocabulaire des intervenants. Il était question de TV traditionnelle, de télévision linéaire, d’IPTV, de TV mobile, de TV interactive, de plateforme vidéo ou VoD, de contenus audiovisuels. Pas de webTV. Alors que l’Internet était au cœur des débats et que l’interpénétration des différents médias et le positionnement de la télévision à l’égard du web occupaient tous les esprits. La raison tient sans doute au profil des intervenants, majoritairement en provenance du secteur de l’audiovisuel et de la télévision, plutôt que du web. Le concept et le terme de webTV relèvent, semble-t-il, plus du champ des acteurs du web (qui souhaitent proposer des contenus audiovisuels) que de celui de la télévision (contrainte d’investir l’espace du web). Les chaînes de télé classiques n’existent pas sur le web sous la forme ou l’appellation de « webTV ». Il faut dire aussi que le terme est un peu galvaudé. Quelques malheureuses vidéos sur une page sont parfois pompeusement qualifiées de webTV.</span></p>
<p style="line-height: 140%; text-align: justify;">•    « L’éditorial » n’était pas vraiment au centre des préoccupations des intervenants. Les thèmes relatifs aux contenus, aux genres, aux formats, ont été finalement assez peu abordés. Les débats tournaient beaucoup plus autour des questions de business, de technologies et de stratégies industrielles. De la tuyauterie en somme.</span></p>
<p style="line-height: 20px;text-align: justify;">
</span></p>
<h2><span style="color: #ccff00">Du business<br />
</span></h2>
<p style="line-height: 20px;text-align: justify;">Les conférences que nous avons suivies ont été essentiellement marquées par la quête du Graal. Le Graal, c’est le modèle économique après lequel tout le monde court mais que personne n’a évidemment encore trouvé. <br />
 •    Les acteurs du web qui aimeraient bien faire rimer fourniture de contenus vidéo (sous-entendu investissements en bande passante, capacité de stockage, voire même production) avec rentabilité. A tout seigneur tout honneur, YouTube (racheté 1,6 milliard de $ par Google en 2006 rappelons-le) revendique un milliard de vidéos vues par jour et constitue très certainement le deuxième moteur de recherche mondial derrière… Google. Malgré tout sa rentabilité fait l’objet de toutes les spéculations. Dailymotion, numéro deux avec un milliard de vidéos vues par mois, semble avoir trouvé l’équilibre selon Martin Rogard son représentant présent.<br />
 •    Les opérateurs télécom qui ne veulent pas voir les seuls fournisseurs de contenus tirer profit de leurs investissements en infrastructure. <br />
 •    Les professionnels de la prestation technique audiovisuelle qui doivent constamment investir dans de nouveaux équipements (HD, 3D relief…) alors que les producteurs, pressurés par les diffuseurs tirent la langue avec des budgets ultra serrés.<br />
 •    Les TV traditionnelles, enfin, qui voient leurs recettes publicitaires diminuer tout comme leur audience (les chaînes historiques sont tombées à 74%) au profit de la TNT essentiellement. En 2009, en Grande-Bretagne, les recettes publicitaires générées sur le web ont dépassé pour la première fois celles de la TV. Quant aux TV de la TNT, même si leur audience a fortement progressé, elles ne sont viables que parce qu’elles sont intégrées à de grands groupes.</span></p>
<p style="line-height: 20px;text-align: justify;">Quelque soit leur position dans ce « techno-système », les intervenants, éditeurs/producteurs, distributeurs/diffuseurs et industriels, se sont bien gardés de répondre à la question du business model lorsque celle-ci était posée.</span></p>
<p style="line-height: 20px;text-align: justify;">L’horizon technologique de la télévision se dessine de la manière suivante :<br />
 •    Généralisation de la HD (2 millions de foyers en disposaient en juin 2009 en France qui est en pointe dans ce domaine en Europe, la moitié du parc de récepteurs devrait basculer en 2010 en faveur de la HD. Au Japon 100% de la production de la NHK est en HD et le parc a basculé en 2009.<br />
 •    3D relief (premiers écrans 3D ready prévus pour 2010 en France). Le pari est cependant plus risqué que pour la HD en raison de la question de l’acceptabilité physiologique (port de lunettes, effet parfois artificiel…) sans parler de la mutation technologique en termes de production et de diffusion et du nécessaire remplacement de l’équipement domestique. <br />
 •    Forte croissance de l’IPTV (1 milliard d’abonnés prévus en 2013) qui sera synonyme de personnalisation, d’interactivité, de connexion à l’Internet, d’interopérabilité et d’interconnexion des écrans. <br />
 •    Ultra haute définition avec une résolution 16 fois supérieure à la HD à l’horizon 2020.</p>
<p style="line-height: 20px;text-align: justify;">La production est sans doute la première à souffrir de ces mutations. Les acteurs traditionnels (les TV) ont moins de budget pour la financer, quant aux nouveaux acteurs, (opérateurs telecom, fournisseurs d’accès, plateforme VoD…) n’ayant ni obligation de financement de la production ni modèle économique solide en ce qui concerne la fourniture de contenus audiovisuels, ils n’investissent pas ou peu dans ce secteur. Ce qui est sûr, c’est que produire de la qualité pour le web ne coûte pas moins cher que pour la TV traditionnelle.</span></p>
<p style="line-height: 20px;text-align: justify;">La question de la gratuité de l’accès aux contenus fait toujours débat tant que les modèles économiques ne sont pas stabilisés. Le seront-ils un jour ? Il faut quand même se rappeler qu’en France la télé est restée gratuite, redevance mise à part, pendant près de quarante ans avant que n’émerge une télé payante. A présent le poids économique du secteur des télés payantes équivaut à celui des gratuites. Un Internet, partiellement payant, est en train d’émerger avec, entre autres, les offres en matière d’IPTV ou de presse numérique sur abonnement par exemple.</span></p>
<p style="line-height: 20px;text-align: justify;">Une intervention de Guillaume Blanchot représentant du CNC a permis de faire le point sur les aides à la production d’œuvres destinées aux nouveaux médias mises en œuvre depuis 2 ans. Un bilan est disponible en ligne, avec un descriptif des 80 projets soutenus jusqu’à alors pour un montant de 3,5 millions d’euros :<br />
 <span style="text-decoration: underline;"><a style="line-height: 20px;text-align: justify;" href="http://www.cnc.fr/CNC_GALLERY_CONTENT/DOCUMENTS/publications/dossiers_et_bilan/nouveauxMedias/nouveauxMediax_bilanProjets09_.pdf">http://www.cnc.fr/CNC_GALLERY_CONTENT/DOCUMENTS/publications/dossiers_et_bilan/nouveauxMedias/nouveauxMediax_bilanProjets09_.pdf</a></span></span></p>
<p style="line-height: 20px;text-align: justify;">Une transposition d’une directive européenne va permettre de rapprocher les cadres juridiques des diffuseurs linéaires et non linéaires avec pour objectif de faire contribuer les services de VoD à la production.</span></p>
<p style="line-height: 20px;text-align: justify;">
</span></p>
<h2><span style="color: #ccff00;">Usages</span></h2>
<p style="line-height: 20px;text-align: justify;">L’Internet redistribue donc les cartes, transforme progressivement ce secteur industriel, absorbe les autres medias sans toutefois les détruire. Et l’offre télévisuelle, pour répondre à de nouvelles demandes, se fragmente (TNT, câble, satellite, IPTV, TV mobile, catch-up TV, web…), Médiamétrie considère d’ailleurs qu’il s’agit là d’un marché d’addition et non pas de substitution.<br />
 La TV traditionnelle, linéaire, n’est pour autant pas morte. Les Français lui consacrent encore en moyenne 3h30 par jour (4h40 quotidiennement aux Etats-Unis l’année dernière). C’est encore la télévision qui est la principale source de financement de la production audiovisuelle. La TV n’est pas morte mais elle doit trouver de nouveaux modes de diffusion qui, à leur tour, entraînent de nouveaux usages et modes de consommation (IPTV, Catch-up TV qui remplace le magnétoscope ce que n’a pas fait le graveur de DVD).<br />
 Avec la multiplicité des offres et des écrans, la question des usages est donc cruciale. En trente ans l’offre télévisuelle a été multipliée par 30 alors que la consommation n’a augmenté que de 15 ou 20 %. En France depuis 4/5 ans le nombre d’écrans a été multiplié par 3. Médiamétrie a observé que chaque Français est soumis à 44 contacts média ou multimédia par jour. En termes de consommation, 13% des plus de 15 ans regardent la TV sur leur PC mais la proportion monte à 25% pour les 15/24 ans.<br />
 Le désir du public en termes de consommation de contenus audiovisuels peut en définitive se résumer par la formule ATAWAD (Any Time, AnyWhere, Any Device). La disponibilité des humains pour regarder des images n’étant pas infinie, la bataille pour la captation des audiences n’est donc pas terminée.<br />
 Un intervenant faisait une analyse intéressante en considérant que le caractère éphémère d’un programme était inversement proportionnel à la taille de l’écran sur lequel on le regarde. Les contenus très éphémères se satisfont de l’écran du mobile, ceux qui relèvent du service ou des programmes de flux peuvent se regarder sur PC ou télé, les jeux sur de plus grands écrans et les programmes de stock à caractère patrimonial (VoD et DVD) sur de très grands écrans.<br />
 L’émergence et la croissance des réseaux sociaux bouleversent également le paysage médiatique. Tout d’abord par leur omniprésence. Un quart des pages vues aux Etats-Unis le seraient grâce à Facebook (qui revendique plus de 300 millions d’utilisateurs dans le monde après 3 ans d’existence) et la moitié grâce aux réseaux sociaux en général. L’accès aux contenus, et les contenus vidéo n’échappent pas à la règle, se fait de plus en plus via les réseaux sociaux. Ces derniers sont devenus incontournables pour attirer et fidéliser des internautes. C’est une donne à ne pas oublier. <br />
 On quitte donc peu à peu un modèle producteur/consommateur (je produis-tu regardes) et l’on voit apparaître un modèle, nouveau, de communautés qui se constituent, choisissent leurs contenus, contribuent, tout en développant des dynamiques de « co-créations ». Petite parenthèse pour ceux/celles que le sujet intéresse, nous vous renvoyons aux travaux du philosophe Bernard Stiegler <span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.arsindustrialis.org ">www.arsindustrialis.org</a></span> et à sa réflexion autour du concept de « milieu associé » &#8211; emprunté à Simondon &#8211; quand il parle de web et d’économie de la contribution. Les TV traditionnelles sont en train de rater ce coche et c’est logique, c’est un modèle économique, ancien, inauguré dans les années 1920 qui est remis en cause. La télévision ne semble donc pas prendre en compte ce que l’un des intervenants a qualifié de « dimension conversationnelle » du web dans sa stratégie de développement. Il faudra sans doute qu’elle y prenne garde.</span></p>
<p style="line-height: 20px;text-align: justify;">
</span></p>
<h2><span style="color: #ccff00;">Conclusion</span></h2>
<p style="line-height: 20px;text-align: justify;">En conclusion on peut dire que l’IPTV a le vent en poupe. Ce sera sans doute le point de convergence de la plupart des acteurs du secteur. En tout cas cette solution technologique permet aux fournisseurs de contenus et aux opérateurs télécom/FAI de nouer des alliances et donc espérer le maximum de profits à partager. En termes d’usages c’est sans doute le mode diffusion le plus prometteur (personnalisation, interactivité, connectivité…). L’avenir de la télévision passera par l’Internet.</span></p>
<p><span style="color: #ccff00;"><strong>Frédéric Corgnac</strong></span><strong><br />
 </strong></p>
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