Deux ans de ciel !
Pour la deuxième fois la boucle est bouclée. Ciel ! va entamer sa troisième année. C’est l’occasion d’un retour en arrière et d’une interrogation quasi-existentielle : quels sont les ciels qui, aux yeux du réalisateur Bernard Nomblot, sortent du lot ?
J’ai aimé créer ceux consacrés aux étoiles filantes, parce que l’animation d’une image fixe est un petit défi, mais aussi parce que les essaims d’étoiles filantes sont imprévisibles et qu’il faut observer le ciel sans avoir la certitude qu’il y aura quelque chose à voir. Ainsi, j’ai rarement été déçu par les perséides du mois d’août (ciel 84),. Les Léonides de novembre sont, elles, souvent sous les nuages (ciel 98)…
Parmi les sujets que j’apprécie, la couleur des étoiles est un de mes favoris, tout spécialement en hiver, lorsque la constellation d’Orion est visible (Ciel 55).
L’astronomie est une science qui s’est construite sur les savoirs transmis au travers des générations, des cultures et des peuples. Cette universalité se retrouve dans les noms des étoiles. Le ciel 100, consacré à une seule étoile, Fomalhaut du Poisson austral, illustre le passage de témoin des Grecs anciens aux Arabes, puis aux Européens de la Renaissance.
De nombreux ciels sont éphémères, les alignements d’astres ne se renouvellent pas régulièrement. Certains sont faciles à observer comme le passage de la Lune près de Vénus ou de Jupiter, d’autres sont plus subtils. Parmi ceux-ci, je garde un souvenir parfait du passage de la planète Mars devant un amas d’étoiles. Ce spectacle facile à voir avec des jumelles faisait l’objet du Ciel ! 92.
Un autre Ciel ! que j’ai aimé faire, le 90, c’est celui consacré à l’étoile variable Mira dans la constellation de la Baleine. Cette étoile souvent invisible a été découverte au 17ème siècle. Chaque fois que je l’observe, je pense à celui qui, seul dans la nuit froide, a découvert le premier que les étoiles, elles aussi, sont soumises au temps qui passe…
Une troisième année de ciel commence. On y trouvera certainement de grands classiques, comme le Triangle d’été ou la constellation d’Orion, mais j’ai aussi envie de parler du ciel austral, celui qui se voit depuis les Antilles, la Guyane ou la Réunion, un ciel dont les légendes sont moins connues, mais dont les étoiles et les nébuleuses sont parfois plus belles qu’en métropole.
Rendez-vous là-haut !
Bernard Nomblot



merci beaucoup pour ces deux minutes pleines de la magie et du mystère de notre monde, le ciel est rempli d’histoires, de légendes, de science et de beauté alors levons un peu les yeux!